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En surface, elle égale ou dépasse en beauté toutes les nuances et les éclats du plafond céleste. C'est une eau verte dévorant les azurs verts aux longs figements violets. Les flots ont aussi la couleur grise des vieux étains, ou bien, sur l'ombre transparente, parfois la nage d'un poisson l'irise d'or, de nacre et d'émeraude. Dans son apparence, ce désert liquide ne garde pas de trace humaine mais se confond a l'azur La mer est un ciel bleu tombe, un Ciel a l'envers. Vivier d'une faune monstrueuse, elle accueille les méduses mauves, le Léviathan et un peuple de sirènes aux chants hypnotiques. Et ses parfums

captivent et attisent les désirs. Natacha Alexandre et Frédérique Jacquemin, convoquent ici les anciens (Coleridge, Hugo, Verlaine, Baudelaire...) et les modernes (Ponge, Neruda, Maulpoix, Queffelec... ) pour rendre un hommage magnifique a la poésie de notre mer nourricière.

96 pages et plus de quarante illustrations toutes signées

de la photographe illustratrice Natacha Alexandre.

La mer offre a l'homme le contenu de ses coffres pour

peu qu'il ne la laisse pas trop longtemps seule face à ses solitudes immenses. Les poêtes s'exécutent et osent ouvrir la boite de Pandore. Ils donnent a contempler des jardins ultramarins recelant des fleurs les lourds chrysanthèmes bleus, des myosotis en touffe, des roses sans tiges, des fleurs d'ombre aux ventouses jaunes ; puis, des fruits vénéneux du large, ses longs varechs, ses algues chevelues. La mer les réunit en d'aussi beaux bouquets que sur la terre, et, tout comme le ciel, elle abrite des étoiles.